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Psycho : Le pervers narcissique
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rosalux



Inscrit le: 26 Jan 2010
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MessagePosté le: Mar Aoû 30, 2011 5:46 pm    Sujet du message: Psycho : Le pervers narcissique Répondre en citant

http://www.youtube.com/watch?v=7B_KHYjq_z0&feature=related




Pervers narcissique :"Définition longue et détaillée de Mme M-F Hirigoyen"



"Le bourreau ou "pervers narcissique" suivant la pathologie dressée par Mme Hirigoyen, peut être un homme ou une femme ; quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, le bourreau a toujours le même comportement, il vampirise sa victime, buvant son énergie vitale. On peut mettre des années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en place. Au commencement il peut n'y avoir que des petites brimades, des phrases anodines mais méprisantes, pleines de sous entendus blessants, avilissants, voir violents, c'est la répétition constante de ces actes qui rend l'agression évidente. Souvent un incident vient déclencher la crise qui amène l'agresseur à dévoiler son piège ; en règle générale, c'est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte, qui vont déclencher le processus de mise à mort : car il peut y avoir véritable mise à mort psychique, où l'agresseur n'hésitera pas à employer tous les moyens pour parvenir à ces fins: anéantir sa proie.

Le "pervers narcissique" est une personne totalement dépourvue d'empathie, qui n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité. Il a besoin d'écraser pour exister : et la proie rêvée reste l'enfant fragile et malléable, avec sa confiance illimitée et sa soif d'amour et de reconnaissance.

Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore peut il jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu'elle cherche à s'évader.

Ce sont souvent des êtres doués d'une intelligence machiavélique, leur permettant d'élaborer des pièges très subtils.

Ils culpabilisent à outrance leur proie, ne supportent pas d'avoir tort, sont incapables de discussions ouvertes et constructives ; ils bafouent ouvertement leur victime, n'hésitant pas à la dénigrer, à l'insulter autant que possible sans témoins, sinon ils s'y prennent avec subtilité, par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux regards non avertis.

Méfions-nous de son apparence séduisante.
Sa vie consiste à chercher son reflet dans le regard des autres. L'autre n'existe pas en tant qu'individu mais en tant que miroir. Le Narcisse, n'ayant pas de substance, va se brancher sur l'autre et, comme une sangsue, essayer d'aspirer sa vie. Etant incapable de relation véritable, il ne peut le faire que dans un registre pervers, de malignité destructrice. Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême, vitale, à la souffrance de l'autre et en ses doutes, comme ils prennent plaisir à asservir l'autre et à l'humilier.
Les pervers narcissiques sont habités par un autre dont ils ne peuvent se passer. Cet autre n'est même pas un double, qui aurait une existence, seulement un reflet d'eux-mêmes. D'où la sensation qu'ont les victimes d'être niées dans leur individualité.
Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu'entraîner chez le PN une réaction en chaîne de fureur destructrice.

Ils sont insensibles, sans affect. De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence. Ils n'ont pas d'histoire puisqu'ils sont absents. Seuls des êtres présents au monde peuvent avoir une histoire. Si les pervers narcissiques se rendaient compte de leur souffrance, quelque chose commencerait pour eux. Mais ce serait quelque chose d'autre, la fin de leur précédent fonctionnement. Les pervers narcissiques sont des individus mégalomanes qui se posent comme référents, comme étalon du bien et du mal, de la vérité. On leur attribue souvent un air moralisateur, supérieur, distant. Même s'ils ne disent rien, l'autre se sent pris en faute. Ils mettent en avant leurs valeurs morales irréprochables qui donnent le change et une bonne image d'eux-mêmes. Ils dénoncent la malveillance humaine. Ils présentent une absence totale d'intérêt et d'empathie pour les autres, mais ils souhaitent que les autres s'intéressent à eux.
Tout leur est dû. Ils critiquent tout le monde, n'admettent aucune mise en cause et aucun reproche. Face à ce monde de pouvoir, la victime est forcément dans un monde de failles. Montrer celles des autres est une façon de ne pas voir ses propres failles, de se défendre contre une angoisse d'ordre psychotique. Les pervers entrent en relation avec les autres pour les séduire. On les décrit souvent comme des personnes séduisantes et brillantes. Une fois le poisson attrapé, il faut seulement le maintenir accroché tant qu'on en a besoin. Autrui n'existe pas, il n'est pas vu, pas entendu, il est seulement utile. Dans la logique perverse, il n'existe pas de notion de respect de l'autre.

La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d'éviter tout affect. Le but est de ne pas avoir de surprise. Les pervers ne s'intéressent pas aux émotions complexes des autres. Ils sont imperméables à l'autre et à sa différence, sauf s'ils ont le sentiment que cette différence peut les déranger. C'est le déni total de l'identité de l'autre, dont l'attitude et les pensées doivent être conformes à l'image qu'ils se font du monde.

La force des pervers est leur insensibilité. Ils ne connaissent aucun scrupule d'ordre moral. Ils ne souffrent pas. Ils attaquent en toute impunité car même si, en retour, les partenaires utilisent des défenses perverses, ils ont été choisis pour n'atteindre jamais à la virtuosité qui les protégerait.

Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil. Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible à laquelle le pervers applique toutes ses capacités de raisonnement.

Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne pas s'engager vraiment. L'efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imaginent pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre.

L'autre n'existe pas en tant que personne mais en tant que support d'une qualité que les pervers essaient de s'approprier. Le problème du pervers narcissique est de remédier à son vide. Pour ne pas avoir à affronter ce vide (ce qui serait sa guérison), le Narcisse se projette dans son contraire. Il devient pervers au sens premier du terme: il se détourne de son vide (alors que le non pervers affronte ce vide). D'où son amour et sa haine pour une personnalité maternelle, la figure la plus explicite de la vie interne. Le Narcisse a besoin de la chair et de la substance de l'autre pour se remplir. Mais il est incapable de se nourrir de cette substance charnelle, car il ne dispose même pas d'un début de substance qui lui permettrait d'accueillir, d'accrocher et de faire sienne la substance de l'autre. Cette substance devient son dangereux ennemi, parce qu'elle le révèle vide à lui-même.

Les pervers narcissiques ressentent une envie très intense à l'égard de ceux qui semblent posséder les choses qu'ils n'ont pas. L'appropriation peut être sociale, intellectuelle, artistique. Le bénéfice de cette opération est de posséder un partenaire qui permet d'accéder au pouvoir. Ils s'attaquent ensuite à l'estime de soi, à la confiance en soi chez l'autre, pour augmenter leur propre valeur. Ils s'approprient le narcissisme de l'autre.

Pour des raisons qui tiennent à leur histoire dans les premiers stades de la vie, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent avec envie que d'autres individus ont ce qu'il faut pour se réaliser. Passant à côté d'eux-mêmes, ils essaient de détruire le bonheur qui passe près d'eux. Prisonniers de la rigidité de leurs défenses, ils tentent de détruire la liberté. Ne pouvant jouir pleinement de leur corps, ils essaient d'empêcher la jouissance du corps des autres, même chez leurs propres enfants. Etant incapables d'aimer, ils essaient de détruire par cynisme la simplicité d'une relation naturelle.

Pour s'accepter, les pervers narcissiques doivent triompher et détruire quelqu'un d'autre en se sentant supérieurs. Ils jouissent de la souffrance des autres. Pour s'affirmer, ils doivent détruire.

Il y a chez eux une exacerbation de la fonction critique qui fait qu'ils passent leur temps à critiquer tout et tout le monde. De cette façon, ils se maintiennent dans la toute-puissance :

Le moteur du noyau pervers, c'est l'envie. L'envie est un sentiment de convoitise, d'irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d'autrui. Il s'agit d'une mentalité d'emblée agressive qui se fonde sur la perception de ce que l'autre possède et dont on est dépourvu. Cette perception est subjective, elle peut même être délirante. L'envie comporte deux pôles : l'égocentrisme d'une part et la malveillance, avec l'envie de nuire à la personne enviée, d'autre part. Cela présuppose un sentiment d'infériorité vis-à-vis de cette personne, qui possède ce qui est convoité. L'envieux regrette de voir l'autre posséder des biens matériels ou moraux, mais il est plus désireux de les détruire que de les acquérir. S'il les détenait, il ne saurait pas quoi en faire. Il ne dispose pas de ressources pour cela. Pour combler l'écart qui sépare l'envieux de l'objet de sa convoitise, il suffit d'humilier l'autre, de l'avilir.

Ce que les pervers envient, avant tout, c'est la vie chez l'autre. Ils envient la réussite des autres, qui les met face à leur propre sentiment d'échec, car ils ne sont pas plus contents des autres qu'ils ne le sont d'eux-mêmes; rien ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve. Ils imposent aux autres leur vision péjorative du monde et leur insatisfaction chronique concernant la vie. Ils cassent tout enthousiasme autour d'eux, cherchent avant tout à démontrer que le monde est mauvais, que les autres sont mauvais, que le partenaire est mauvais. Par leur pessimisme, ils entraînent l'autre dans un registre dépressif pour, ensuite, le lui reprocher.

Le désir de l'autre, sa vitalité, leur montre leurs propres manques. On retrouve là l'envie, commune à bien des êtres humains, du lien privilégié que la mère entretient avec son enfant. C'est pour cela qu'ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines d'énergie et ayant goût à la vie, comme s'ils cherchaient à s'accaparer un peu de leur force. L'état d'asservissement, d'assujettissement de leur victime à l'exigence de leur désir, la dépendance qu'ils créent leur fournit des témoignages incontestables de la réalité de leur appropriation.

L'appropriation est la suite logique de l'envie. Les biens dont il s'agit ici sont rarement des biens matériels. Ce sont des qualités morales, difficiles à voler : joie de vivre, sensibilité, qualités de communication, créativité, dons musicaux ou littéraires... Lorsque le partenaire émet une idée, les choses se passent de telle façon que l'idée émise ne reste plus la sienne mais devient celle du pervers. Si l'envieux n'était pas aveuglé par la haine, il pourrait, dans une relation d'échange, apprendre comment acquérir un peu de ces dons. Cela suppose une modestie que les pervers n'ont pas.

Les pervers narcissiques s'approprient les passions de l'autre dans la mesure où ils se passionnent pour cet autre ou, plus exactement, ils s'intéressent à cet autre dans la mesure où il est détenteur de quelque chose qui pourrait les passionner. On les voit ainsi avoir des coups de coeur puis des rejets brutaux et irrémédiables. L'entourage comprend mal comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le lendemain. Les pervers absorbent l'énergie positive de ceux qui les entourent, s'en nourrissent et s'en régénèrent, puis ils se débarrassent sur eux de toute leur énergie négative.

La victime apporte énormément, mais ce n'est jamais assez. N'étant jamais contents, les pervers narcissiques sont toujours en position de victime, et la mère (ou bien l'objet sur lequel ils ont projeté leur mère) est toujours tenue pour responsable. Les pervers agressent l'autre pour sortir de la condition de victime qu'ils ont connue dans leur enfance. Dans une relation, cette attitude de victime séduit un partenaire qui veut consoler, réparer, avant de le mettre dans une position de coupable. Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.

Les pervers se considèrent comme irresponsables parce qu'ils n'ont pas de subjectivité véritable. Absents à eux-mêmes, ils le sont tout autant aux autres. S'ils ne sont jamais là où on les attend, s'ils ne sont jamais pris, c'est tout simplement qu'ils ne sont pas là. Au fond, quand ils accusent les autres d'être responsables de ce qui leur arrive, ils n'accusent pas, ils constatent : puisque eux-mêmes ne peuvent être responsables, il faut bien que ce soit l'autre. Rejeter la faute sur l'autre, médire de lui en le faisant passer pour mauvais permet non seulement de se défouler, mais aussi de se blanchir. Jamais responsables, jamais coupables : tout ce qui va mal est toujours de la faute des autres.

Ils se défendent par des mécanismes de projection : porter au crédit d'autrui toutes leurs difficultés et tous leurs échecs et ne pas se mettre en cause. Ils se défendent aussi par le déni de la réalité. Ils escamotent la douleur psychique qu'ils transforment en négativité. Ce déni est constant, même dans les petites choses de la vie quotidienne, même si la réalité prouve le contraire. La souffrance est exclue, le doute également. Ils doivent donc être portés par les autres. Agresser les autres est le moyen d'éviter la douleur, la peine, la dépression.

Les pervers narcissiques ont du mal à prendre des décisions dans la vie courante et ont besoin que d'autres assument les responsabilités à leur place. Ils ne sont pas autonomes, ne peuvent se passer d'autrui, ce qui les conduit à un comportement collant et à une peur de la séparation ; pourtant, ils pensent que c'est l'autre qui sollicite la sujétion. Ils refusent de voir le caractère dévorant de leur accrochage à l'autre, qui pourrait entraîner une perception négative de leur propre image. Cela explique leur violence face à un partenaire trop bienveillant ou réparateur. Si au contraire celui-ci est indépendant, il est perçu comme hostile et rejetant. " J'ai trouvé cette analyse sur le forum teemix : http://teemix.aufeminin.com/world/communaute/forum/forum2.asp?forum=psycho1&m=51384&whichpage=1#550562

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rosalux



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MessagePosté le: Mar Aoû 30, 2011 5:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

Le pervers a en général beaucoup d’imagination, et il est difficile de recenser, ici, les milliers de ruses et tactiques, dont il dispose dans son arsenal.



Séduction, jeu sur les apparences


Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable.



Il change de masque suivant les besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente. Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui. Il ne s'intéresse pas à la réalité, tout est pour lui jeu d'apparences et de manipulation de l'autre. Il excelle à susciter, amplifier et faire alterner chez l'autre regrets et peurs.



Dissimulation


Le pervers agit à l’abri des regards. Les maltraitances sont rarement sous le feu des projecteurs, mais plutôt perpétrées dans le secret des alcôves. Les pervers sont les professionnels de la double vie et de la double personnalité.



Mimétisme


Ce sont de véritables caméléons, aptes à mimer les attitudes et les paroles de son interlocuteur pour susciter chez lui l'illusion d'un accord parfait, d'une entente exceptionnelle qui ne cesse de s'approfondir. Le mimétisme est d’ailleurs l'une des techniques employée par la Programmation neuro-linguistique.



Diviser, cloisonner ses relations


Par prudence, il divisera et cloisonnera ses relations, afin qu’on ne puisse pas recouper ses mensonges ou que ses victimes ne risquent pas de se s'allier contre lui. Sa technique, dans ce domaine, finit par être magistrale.



Vous encenser pour mieux vous couler


Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.



Se valoriser sans cesse et dévaloriser l’autre


Les narcisses cherchent à évoluer sous les feux de la rampe, à choisir des situations où d'autres pourront les admirer. Ils veulent capter l'attention de leurs semblables qu'ils considèrent, par ailleurs, comme de simples faire-valoir, victimes potentielles qu’ils n'hésiteront pas à critiquer en public, souvent insidieusement.



Le principe d’autorité



Il utilise son pouvoir de séduction, ses talents de comédien, son apparence de sérieux, toutes les facettes de ses « personnalités » pour s'imposer. Il aime arrêter toute discussion par quelque phrase définitive, utilisant le principe d’autorité : « Je suis malade ! », ou bien « Tu te rends compte de ce que tu me demandes ! », « Je ne peux pas discuter avec toi pour l’instant, tu vois bien que je suis pris ».



L’induction (suggérer l’idée à l’autre)


La grande force du pervers narcissique est l'art de l'induction.



Il s'applique à provoquer chez l'autre des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, à les inhiber. Il fonctionne en quelque sorte comme un magicien maléfique, un hypnotiseur abusif, utilisant successivement injonctions et séduction. Evitant d'exprimer à l'autre ce qu'il pense, de l'éclairer sur ses intentions, il procède par allusion, sans jamais se compromettre. Pour mieux duper, il suscite chez l'autre un intérêt pour ce qui va faire l'objet de la duperie, qu'il va rendre aussi alléchant que possible sans jamais en parler ouvertement. Etalant connaissances, savoir, certitudes, il va pousser l'autre à vouloir en savoir plus, à convoiter l’objet en question et à exprimer son désir de se l’approprier .



Il procède de la même façon s’il a l'intention a priori de refuser quelque chose. L'autre, qui n'avait pas l'idée de demander quoi que ce soit, va se sentir pris à contre-pied sans savoir exactement pourquoi : il se promettra alors de ne jamais demander quelque chose, il doutera de sa propre honnêteté, ou même se sentira suspect, entrant inconsciemment dans le jeu du pervers narcissique. Ce dernier, pour prendre l'ascendant sur sa « victime », assortira volontiers son discours d'un message moralisateur et s'affichera comme un être « noble et pur », contraignant l'autre qui ne veut pas être repoussé à s'identifier à cette morale, que cela soit dans l’acceptation ou le refus de la chose suggérée.



Faisant parler le pervers narcissique, Alberto Eiguer écrit : « Il faudrait que vous agissiez de sorte qu'il ne reste aucun doute que vous êtes moi... et que tout ce que vous faites, dites ou éprouvez, confirme que je suis le seul, moi, le plus grand et cela même au prix de votre propre disqualification ». On touche ici au fondement de l'induction narcissique.



Contradictions ou contradictions apparentes



Un jour, relâchant sa vigilance, content et fier de son coup, le pervers narcissique pourra même se vanter auprès de tiers auxquels il prête ses propres pensées, de son succès, l'autre l'avait mérité, puisqu’il « n'avait qu'à ne pas être si bête et si naïf ».



Mais même quand les contradictions de son comportement éclatent semant alors le doute sur sa personnalité, ses intentions ou sa sincérité, il parvient le plus souvent à rattraper ses erreurs et à restaurer la belle image de lui-même qu'il a laissée se fissurer par manque de prudence. Il affirmera alors, par exemple, qu’il a plaisanté et qu’il ne cherchait qu’à tester son interlocuteur.



La plupart du temps, on lui pardonnera malgré tout, parce qu'il sait se rendre sympathique et surtout parce qu’il a toujours une explication pour justifier un comportement soudain contradictoire. L’erreur « désastreuse » sera mise sur le compte d’une faiblesse momentanée, d'une fatigue, d’un surmenage, d’une maladie. Finalement, on se dira que toute personne « parfaite » est faillible.



« Le pervers narcissique, […] aime la controverse. Il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain, juste pour faire rebondir la discussion ou, délibérément, pour choquer. » (Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement moral, page 108)



Emploi de messages paradoxaux

Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches. Complètement déroutée, elle sombrera dans l'angoisse ou la dépression (voir Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », « La communication perverse », p. 111).



Calomnies et insinuations


« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).



Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. À la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.



Il usera du pouvoir de la répétition et ne cessera pas de semer le doute sur l’honnêteté, sur les intentions de l’adversaire qu'il veut abattre s'appuyant sur la tendance humaine à croire « qu’il n’y a pas de fumée sans feu ».



Fausse modestie


Lors de l’utilisation de la technique de l’induction (voir plus haut), il se présente bien volontiers comme une personne modeste, n’osant pas proposer ses solutions ou l’objet de sa duperie (l’appât), l’objet qu’il veut soumettre à la convoitise de l’autre.



Comme un rusé paysan, il est capable parfois de se faire passer pour bête et naïf, prêchant le faux pour savoir le vrai. Un très bon moyen de guerre psychologique pour tirer les vers du nez d’une personne trop pleine de certitudes.



Confusion des limites entre soi et l'autre


Le pervers narcissique n'établit pas de limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, se les attribue pour pallier les faiblesses de sa véritable personnalité et se donner une apparence grandiose. Ces qualités qu'il s'approprie, il les dénie à leur véritable possesseur, cela fait partie intégrante de sa stratégie de la séduction. « La séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l'autre. Cette séduction est narcissique : il s'agit de chercher dans l'autre l'unique objet de sa fascination, à savoir l'image aimable de soi. Par une séduction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre. Pour J. Baudrillard, la séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Elle n'est pas énergie, elle est de l'ordre des signes et des rituels et de leur usage maléfique. La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre. On n'est pas là dans le registre de l'aliénation - comme dans l'idéalisation amoureuse où, pour maintenir la passion, on se refuse à voir les défauts ou les défaillances de l'autre -, mais dans le registre de l'incorporation dans le but de détruire. La présence de l'autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement Moral, p. 94).



Utilisation de fausses vérités énormes ou crédibles

La communication perverse est au service de cette stratégie. Elle est d'abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier.



« Quoi que l'on dise, les pervers trouvent toujours un moyen d'avoir raison, d'autant que la victime est déjà déstabilisée et n'éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique. Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge. Le mensonge chez les pervers narcissiques ne devient direct que lors de la phase de destruction, comme nous pourrons le voir dans le chapitre suivant. C'est alors un mensonge au mépris de toute évidence. C'est surtout et avant tout un mensonge convaincu qui convainc l'autre. Quelle que soit l'énormité du mensonge, le pervers s'y accroche et finit par convaincre l'autre. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour les pervers : ce qui est vrai est ce qu'ils disent dans l'instant. Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d'une construction délirante. Tout message qui n'est pas formulé explicitement, même s'il transparaît, ne doit pas être pris en compte par l'interlocuteur. Puisqu'il n'y a pas de trace objective, cela n'existe pas. Le mensonge correspond simplement à un besoin d'ignorer ce qui va à l'encontre de son intérêt narcissique. C'est ainsi que l'on voit les pervers entourer leur histoire d'un grand mystère qui induit une croyance chez l'autre sans que rien n'ait été dit : cacher pour montrer sans dire. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral, page 94)



Il use d'un luxe de détails pour éteindre la vigilance de ses proches. « Plus le mensonge est gros, plus on a envie d'y croire. »



Se poser en victime


Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.



Il peut se faire passer pour faible, pour le « chien perdu sans collier », prendre la mine de chien battu, les yeux tristes, dont voudront alors justement s’occuper les femmes maternelles, dévouées, celles ayant une vocation de dame patronnesse, celles n’existant que par le dévouement à autrui, celles qui deviendront souvent leurs future victime. Cela afin de mieux faire tomber dans ses filets



Il a d’ailleurs un talent fou pour se faire passer pour une victime. Comme il a un talent fou, pour se faire passer pour malade ou irresponsable ou tirer profit d’une maladie (imaginaire ou réelle), d’un accident, user ou abuser d’un handicap réel etc.



Création d’une relation de dépendance


L'autre n'a d'existence que dans la mesure où il reste dans la position de double qui lui est assignée. Il s'agit d'annihiler, de nier toute différence. L'agresseur établit cette relation d'influence pour son propre bénéfice et au détriment des intérêts de l'autre. « La relation à l'autre se place dans le registre de la dépendance, dépendance qui est attribuée à la victime, mais que projette le pervers [sur l’autre]. A chaque fois que le pervers narcissique exprime consciemment des besoins de dépendance, il s'arrange pour qu'on ne puisse pas le satisfaire : soit la demande dépasse les capacités de l'autre et le pervers en profite pour pointer son impuissance [celle de sa victime], soit la demande est faite à un moment où l'on ne peut y répondre. Il sollicite le rejet car cela le rassure de voir que la vie est pour lui exactement comme il avait toujours su qu'elle était » (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 115).



Inhiber la pensée critique de la victime


Lors de la phase d'emprise, la tactique du pervers narcissique est essentiellement d'inhiber la pensée critique de sa victime. Dans la phase suivante, il provoque en elle des sentiments, des actes, des réactions, par des mécanismes d'injonction ou d’induction. « Si l'autre a suffisamment de défenses perverses pour jouer le jeu de la surenchère, il se met en place une lutte perverse qui ne se terminera que par la reddition du moins pervers des deux. Le pervers essaie de pousser sa victime à agir contre lui (et à la faire agir d’une façon perverse) pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise ». Ce qui importe, c'est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive ». (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 122).



Le plus dur pour la victime est de ne pas rentrer dans le jeu, en particulier le jeux des conflits artificiels, provoqués par le pervers.



Tactique du harcèlement moral pervers


Isoler quelqu'un, refuser toute communication, ne pas lui transmettre de consignes, multiplier les brimades, ne pas lui donner de travail ou un travail humiliant, au contraire, lui donner trop de travail ou un travail largement au dessus de ses compétences etc... les cas de figure du harcèlement moral, du bizutage ou du mobbing, telles sont les tactiques du harcèlement moral, pouvant se décliner à l’infini.



Selon la définition la plus courante « Le harcèlement moral est un ensemble de conduites et de pratiques qui se caractérisent par la systématisation, la durée et la répétition d'atteintes à la personne ou à la personnalité, par tous les moyens relatifs au travail, ses relations, son organisation, ses contenus, ses conditions, ses outils, en les détournant de leur finalité, infligeant ainsi, consciemment ou inconsciemment, une souffrance intense afin de nuire, d'éliminer, voire de détruire. Il peut s'exercer entre hiérarchiques et subordonnés, de façon descendante ou remontante, mais aussi entre collègues, de façon latérale ».



Tactiques ultimes (sur le point d’être confondu)


Si un emballement peut conduire le pervers narcissique à commettre des actes de violence, il évite soigneusement de se faire « emballer » par la police et la justice. Pour cela, il maîtrise l'art de « l'emballage » des faits dans le discours. Pour paraphraser Philinte, dans « Le Misanthrope » : « Toujours, en termes convaincants, ses dénégations sont dites ». Acculé, il peut se faire passer pour fou, irresponsable de ses actes, car on sait que les fous peuvent tout se permettre.

http://profil-pervers-narcissique.blogspot.com/

.
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MessagePosté le: Lun Sep 05, 2011 9:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau


Ceux qui vous imposent leur vide intérieur s’en remettent à vous pour combler leurs besoins. Ils entravent votre autonomie et votre bien-être.

Les Narcissiques :
La honte est à la base du dysfonctionnement du narcissique malsain. Incapable de la gérer, de la regarder en face, il tente de la dissimuler par de l’arrogance, de l’insolence. Il dresse autour de lui une gigantesque muraille d’indifférence car il veut è tout prix éviter une expérience qui pourrait lui faire revivre de la honte ou des blessures d’amour-propre.

Si la honte s’empare de lui, il la redirigera immédiatement vers l’extérieur pour l’évacuer de lui. En somme, pour se protéger, il attaque : il croit que c’est le meilleur moyen de contrer sa vulnérabilité.

Il ne prend JAMAIS la responsabilité d’une erreur ou d’une faute; il jette plutôt le blâme sur ceux qui l’entourent.

Pour évacuer cette honte, certains narcissique malsains utilisent un autre moyen de défense : le déni. Illusions, déformation de ce qui est réellement, quoi de mieux pour la fuir ? Fondamentalement, il faut comprendre qu’ils modifient la réalité pour embrouiller la honte, la camoufler. Généralement ils se sont construits un monde idéal dont ils s sont les personnages principaux et exceptionnels. Enfin, certains d’entre eux alimentent leur ego par un intermédiaire en se branchant sur un partenaire socialement brillant.

Faible estime de soi

L’estime de soi du Narcissique fluctue selon la valeur qu’il accorde à celle des autres. Ainsi, s’il juge que la valeur d’un proche augmente, il considère que la sienne diminue. Donc, le narcissique rabaisse et dévalorise les autres pour augmenter sa propre valeur.

Pour nourrir son ego, il doit démontrer qu’il est exceptionnel mais il n’agit que s’il peut prouver sa ‘’supériorité’’ Il craint les blessures d’amour-propre, il évite les possibles échecs. Il se tient avec des individus qu’il considère gagnants dans leur domaine.

Le narcissique n’est pas autonome, il est dépendant des autres. Il a besoin qu’on l’estime mais il cherche à contrôler tout le monde.
Sous son air supérieur, le Narcissique cache une faible estime de soi qui ne sera jamais satisfaite et qui craint les menaces. Il est envieux, il dénigre les réussites ainsi que ce que possèdent les autres, afin de se revaloriser.

Il peut être hypocrite, donc être élogieux tout en semblant dévaloriser ses propres réussites dans ce domaine précis et ainsi concéder votre suprématie en cette matière… ce sera pour mieux se valoriser dans d’autres situations par la suite assez rapidement. Ses éloges ne sont qu’une façon de s’approprier un certain pouvoir, le centre de l'attention, de prendre un peu d’éclat. Les talents et les pouvoirs d’autrui sont une menace pour lui.

Des failles

Il n’a pas saisi la place qui lui revient. Il a besoin du regard des autres pour se donner l’illusion qu’il existe. Il n’a pas dépassé le stade puéril : je suis le centre de l’univers !

Le Narcissique et les autres

Il a besoin que les autres le trouvent exceptionnel et le traitent en conséquences, qu’on réponde à ses besoins, qu’on souligne son importance et qu’on l’approuve en tout temps. Despote, il croit que le monde tourne autour de lui. Si vous n’agissez pas ainsi avec lui ou contestez sa manière de fonctionner, il vous fera des colères d’enfant. Le narcissique vous utilise : n’attendez rien de lui, ses besoins passent avant les vôtres.

En effet il considère qu’on lui doit tout et qu’il ne doit rien à personne. Il n’assume pas sa vie, C’est à cet égard qu’il est une menace pour les autres, une entrave à leur liberté. Sans réelle identité propre, le Narcissique n’arrive pas à négocier avec ses émotions, souvent il ne les tolère pas. Sans compassion pour lui-même, il n’en a pas pour autrui.
Il attend de vous que vous soyez à la hauteur de ses attentes. Le narcissique ne conçoit pas que vous ayez votre propre intimité, vos propres besoins. En quelque sorte, vous êtes sa propriété, son extension.
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MessagePosté le: Mar Sep 06, 2011 3:47 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les Pervers Narcissiques

Ce qui caractérise ces narcissiques-là en particulier :


o Un esprit vindicatif
o Une tendance à la mythomanie et à la paranoïa
o Un pouvoir de conviction pouvant entraîner de nombreux dommages collatéraux
o Des personnes qui se compromettent pour lui
o Un acharnement incomparable
o Il donne l’image d’un martyr et donne l’impression qu’il est persécuté par la personne qu’il est déterminé à détruire
o Transgresse les frontières de sa victime, spolie ses jardins secrets sème les graines de la discorde et amène la suspicion dans son entourage

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau

un lien vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=VyYQt7KEDHo&feature=share


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MessagePosté le: Mar Sep 06, 2011 3:48 am    Sujet du message: Répondre en citant

Les pervers narcissiques (suite)

Ils trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu’ils ne ressentent pas et les contradictions internes qu’ils refusent de percevoir. Ils ‘’ne font pas exprès’’ de faire mal, ils font mal parce qu’ils ne savent pas faire autrement pour exister. Leur stratégie fondamentale : la séduction perverse, par la communication perverse, faite de mystères, de mensonges, de paradoxe et par l’annihilation de l’autre.

Le PN craint les autres, il les croit supérieurs à lui.
Lorsqu’il se sent inférieur à un autre, il doit le détruire pour remédier à ce sentiment. Les autres ne sont que des objets menaçants qu’il doit annihiler pour renforcer son ego atrophié.
Le PN ne s’implique jamais dans une relation, il prend seulement ce qu’il y a à prendre. Notamment il s’approprie les qualités d’autrui avant de refuser de reconnaître ces qualités chez celui à qui il les a dérobées.

En effet il a besoin de s’approprier ce qu’il considère comme bon chez les autres en contrepartie, il déverse sur eux ce qui lui est mauvais… il se libère dans le déni de sa propre souffrance, la destruction narcissique des autres, le triomphe, le contrôle et le mépris. En somme, les autres sont à la fois pour lui sa nourriture et son bac à déchets. Il n’est donc pas étonnant que le pervers narcissique soit irresponsable et qu’il attribue ses malheurs aux autres.

Sans existence propre, il est nécessaire pour le PN de dissimuler son vide, car il n’existe que lorsqu’il aperçoit son reflet dans le regard de autres. Son sentiment de supériorité est tellement précaire qu’il se protège en critiquant, en affichant de l’arrogance, de la distance ainsi que des valeurs au-dessus de tout reproche; il est inévitablement méfiant voire paranoïaque.

Il assiège autrui par la terreur non directe, par la contradiction, par des attaques subtiles et perverses et par le mensonge. Il est une ombre menaçante qui a recours à l’allusion, au non-dit et au sous-entendu. Le PN isole la victime, l’attaque en privé en prenant bien soin de ne pas éveiller les soupçons de l’entourage. Sournois, sa stratégie consiste à ne jamais être pris en faute et à faire passer l’autre comme coupable. Par conséquent, il pousse la victime à se discréditer elle-même, en la poussant à bout, en la dénigrant, en l’amenant à réagir de façon exagérée. Celle-ci est attaquée sur tous les fronts, intérieurement et extérieurement, et finit par en perdre sa dignité et les valeurs qui la définissent.

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau


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MessagePosté le: Mar Sep 06, 2011 4:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La manipulation sous toutes ses formes

Manipulation : Manœuvre destinée à tromper
Manipuler : Influencer habilement un groupe ou un individu pour le faire penser et agir comme on le souhaite

---//---

La manipulation implique nécessairement pour celui qui la pratique un désir de dominer l’autre. Le manipulateur agit et se comporte dans le but d’utiliser autrui à se propres fins. Il y a donc négation du droit à l’existence de l’autre, de sa singularité, de sa liberté.

Le manipulateur :
o Un individu qui désire plaire à tout prix
o Un égoïste qui agit pour son bénéfice personnel : un narcissique
o Un individu qui considère qu’il est dans son bon droit et qui démolit l’autre pour se nourrir : c’est le pervers narcissique. La manipulation est pour lui un mécanisme de défense; c’est par le biais de celle-ci qu’il est en ‘’relation’’ avec les autres. Sans existence propre, il est nécessaire pour le PN de dissimuler son vide, car il n’existe que lorsqu’il aperçoit son reflet dans le regard des autres

Apparemment les caractéristiques manipulatrices d’un individu se développeraient pendant l’enfance; il n’arriverait pas à établir une personnalité propre durant cette période… sans identité, il n’arriverait pas à saisir les limites ou l’existence de l’autre.

Les causes de cette faille s’expliqueraient NOTAMMENT par la négligence OU les faiblesses des parents; par exemple des parents qui ne s’affirment pas assez, ou encore qui n’arrivent pas à encadrer adéquatement l’enfant…. Enfin, il est possible également qu’ils manipulent parce qu’ils ont saisi que c’est un moyen facile d’obtenir ce qu’ils désirent.

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau


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MessagePosté le: Mar Sep 06, 2011 5:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant


Les victimes


Une relation de manipulation ou de harcèlement implique nécessairement deux individus… Cependant dès que la victime prend conscience qu’elle est brimée en tant que personne, il lui appartient… de prendre sa part de responsabilité et de s’assumer. Cela dit, se dégager de l’emprise d’un manipulateur peut s’avérer périlleux. De toute évidence, certains oppresseurs vont très loin dans la violence psychologique et la victime, si elle n’a pas recours à des ressources extérieures, peut être très malmenée.
Il en va autrement pour les victimes dont l'oppresseur s’avère être un PN. Dans ces cas, l'emprise est grande, les repères sont démolis, les attaques sont subtiles, alors il peut être très difficile pour la victime de prendre conscience qu'elle en est belle et bien une, à un point tel qu’elle peut se considérer comme complice voire comme l’agresseur.

…. Nous consentons souvent à la manipulation simplement parce que nous nous sommes engagés à quelque chose et que nous refusons de briser une promesse... Nous avons tendance à changer nos comportements en fonction d'une décision que nous avons prise ou que notre oppresseur nous a amenés à prendre, certainement par la duperie. Lorsque c'est le cas, nous arrivons même à justifier certaines de nos actions - qui vont à l'encontre de ce que nous sommes - par le fait qu'elles sont conformes à la décision que nous avons prise.

Soyons à l’affût de nous-mêmes. Rappelons-nous que lorsque nous agissons différemment de notre habitude, c’est souvent parce que nous nous bornons à tenir une promesse et que nous ressentons l’obligation d’agir en conséquence, même si cela nous blesse, nous opprime. Alors assumons-nous, affirmons-nous davantage et respectons-nous. Ceci sous-entend de nous choisir avant tout, bien avant des engagements qui nous obligent à nous renier.

… nous ne devons pas vivre dans la peur, ni en fonction d’ennemis potentiels. Il nous est possible de prévenir l’intrusion de tels individus… en assumant totalement ce que nous sommes.

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau


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MessagePosté le: Mar Sep 06, 2011 5:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La manipulation mentale

L’action politique à grande échelle utilisée par les groupes ou par les États utilise la propagande et la désinformation.

La propagande consiste à propager des informations partiales, incomplètes, fausses ou partiellement véridiques et surtout pas à éveiller le libre arbitre ou la raison de ceux à qui elle est adressée.
Ceux qui ont recours à la propagande tentent de changer la compréhension de la réalité par la diversion ou la confusion, plutôt que par des arguments ou par des explications. Les propagandistes opèrent ainsi dans le but de modifier l’opinion en faveur de leurs intérêts propres. La propagande utilise des moyens qui vont de l’omission à l’imputation mensongère, les mêmes techniques que le pervers narcissique.
La désinformation consiste à diffuser une information fausse ou réinterprétée pour infliger le plus de dommages possible à l’adversaire en tentant de le diviser ou de le culpabiliser. Il s’agit de faire céder l’autre partie en atteignant sa volonté et en le disqualifiant à l’égard des tiers. Il s’agit aussi de techniques utilisées par le PN.
---//---

Techniques de manipulation dans les relations interpersonnelles

Le non verbal
o La gestuelle condescendante : faire sentir à l’autre qu’il est inférieur ou faible; utiliser des gestes, des mimiques ou un ton de voix équivoques. Si la victime conteste ou se braque, on la discrédite en lui affirmant qu’elle est paranoïaque ou que ses sens lui jouent des tours.
o Les silences boutiquiers : les silences lourds de sens, de mépris, de culpabilisation; l’art de dire sans dire.

Dans le discours
o Agréer systématiquement : faire croire à l’autre qu’on est toujours d’accord avec lui pour obtenir ce que l’on veut.
o Prêcher le faux pour connaître le vrai.
o Le sophisme : utiliser un raisonnement faux qui a pourtant l’apparence d’un raisonnement logique dans le but de tromper l’autre.
o Des questions qui n’en sont pas : énoncer des questions sans désirer une réponse, pour faire croire à l’autre qu’il a un droit de parole, ou encore qu’on s’intéresse à son opinion. Par exemple : ‘’Tu crois la même chose, non?’’ en poursuivant sans laisser le temps à l’autre de répondre, comme s’il s’agissait d’une affirmation. D’autres encore glissent sans cesse des ‘’Pardon?’’ ou des ‘’Comment?’’ pour bien faire sentir à l’autre que ce qu’ils viennent d’entendre les indigne.
o Dire non systématiquement : démontrer la supériorité et la complexité de sa pensée en n’allant jamais dans le même sens que son interlocuteur. Les adeptes de cette technique utilisent souvent ce détour avant de reformuler l’affirmation de base de leur locuteur d’une autre façon.
o Brouiller la voix de l’autre : parler plus fort, faire fi des paroles de l’autre pour démontrer qu’on n’est pas intéressé à entendre ce qu’il dit, ou encore que ce qu’il dit ne vaut pas la peine d’être entendu. Cette technique consiste également à changer de sujet quand l’autre affirme quelque chose ou à répéter sans cesse le même argument ou la même affirmation.

Des offres et des demandes empoisonnées
o Donner pour mieux prendre : amener un individu à faire ce qui présente pour lui des avantages puis lui apprendre que ça a changé, il ne peut plus agir ainsi. Alors lui offrir une substitution moins avantageuse
o Demander beaucoup pour obtenir ce qui est souhaité : adresser une demande excessive qui sera refusée pour ensuite offrir une solution de rechange, plus raisonnable, qui sera alors difficile à refuser encore
o Demander petit pour obtenir grand : demander un petit service et quand la personne est là, en profiter pour demander davantage.

La déstabilisation
o Le yoyo émotif : alterner entre la flatterie et le mépris; démontrer une marque de confiance avant de faire le contraire; flatter avant de critiquer; sourire avant de regarder avec haine

Extraits de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau
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MessagePosté le: Mer Sep 07, 2011 2:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le harcèlement individuel

Le harcèlement individuel est à la base de toutes les formes de harcèlement. Il est opéré par un individu sur un autre et peut être exécuté pour 2 raisons distinctes :
1° dans un but gratuit de destruction et de valorisation de son propre pouvoir (dans le cas où le harceleur est un PN)
2° dans un cadre professionnel

Dans un cadre familial, l’oppresseur veille bien à ce qu’il n’y ait pas de témoins tellement que l’entourage perçoit souvent celui qui réagit comme réactif et agressif envers son oppresseur resté stoïque. Dans les faits, cela isole davantage la victime; elle devient en quelque sorte celle qui a quelque chose à se reprocher.


Extrait de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau


Dernière édition par rosalux le Mer Sep 07, 2011 2:23 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Sep 07, 2011 2:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L’oppresseur et sa violence destructrice :

Sous la violence de l'oppresseur se cache la volonté impérative qu'on réponde à ce qui est attendu. Si l'opprimé n'y répond pas la solution pour l'agresseur réside dans sa destruction; la violence est pour lui une stratégie qui consiste à faire comprendre qu'on ne répond pas à ce qu'il considère comme allant de soi. Et cette destruction est principalement menée par la culpabilisation; l'oppresseur incite alors sa victime à se culpabiliser pour ne pas agir en fonction de son bien à lui. Il veille à emprisonner l'autre dans la dépendance en entretenant l'incertitude et la culpabilité.

Dans une situation de harcèlement perpétré par un pervers relationnel, celui-ci cherche à coincer sa victime dans ses filets sans qu’elle en soit consciente, du moins au début. Évidemment avant que la violence et la manipulation éclatent au grand jour, l'oppresseur doit d'abord appâter sa victime en l'envahissant tranquillement. Naturellement, rares sont ceux qui se laisseraient détruire à froid !

Dans les premiers temps, le PN s’évertue à déstabiliser sa victime, à la désarmer, à lui faire perdre ses moyens, ses repères et son estime de soi, afin qu’il puisse prendre le contrôle. En fait, il veut asservir l’autre sournoisement. Bien entendu, il ne désire pas une relation saine et équitable mais une relation qui lui profite. Il attend de l’autre qu’il lui renvoie l’image qu’il convoite; il ne cherche pas l’amour mais l’admiration. Par conséquent, il doit amener sa victime à penser et agir comme il le désire. Pour y parvenir, le PN – comme les autres oppresseurs – utilise évidemment les faiblesses de sa victime afin d’avoir une emprise sur elle. D’après Mme Hirigoyen, il y a trois dimensions à l’emprise :
o Une action d’appropriation par la dépossession de l’autre
o Une action de domination, où l’autre est maintenu dans un état de soumission et de dépendance
o Une dimension d’empreinte où l’on veut laisser une marque sur l’autre

Effectivement, l’oppresseur tente d’annihiler sa victime. Il s’agit d’une lente occupation qui a pour but la possession complète de celle-ci, pour qu’elle n’ait plus la possibilité de se défendre, pour qu’elle n’arrive plus à différencier ce qui lui est propre.
Le PN laisse sa marque sur l’autre en ayant recours à la communication perverse : communication indirecte, sous-entendus, rien n’est jamais nommé ou expliqué directement. Ce type d’oppresseurs déforme le langage : imprécisions, contradictions, allusions, menaces, reproches non exprimés qu’il fait bien sentir à sa victime. Le PN veut déstabiliser indirectement : son jeu consiste à ce que la victime n’ait rien à lui reprocher et il l’incite à se discréditer par elle-même, notamment, il cherche à la faire réagir exagérément pendant que lui demeure en apparence calme.
Enfin, pour arriver à ses fins, l’oppresseur a recours aux sarcasmes et à la dérision; il use également de paradoxes, disqualifie, divise pour mieux régner et impose son pouvoir.
---//---
Extrait de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau
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MessagePosté le: Mer Sep 07, 2011 2:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quoi faire ?

On ne peut contrôler les comportements vicieux de l’oppresseur.

Ce qui nous lie, ce qui nous fait accepter une telle relation, est sans doute que, pour une raison ou une autre, nous tenons à la conserver.

Nous donnons trop souvent à l’oppresseur des circonstances atténuantes.

Dans le cas du PN, la situation est moins limpide. La subtilité de la violence et de l’emprise peut nous paralyser littéralement. Il nous faut être à l’affût de nous-mêmes et consentir au fait que nous avons perdu nos repères, la réalité de ce qui est et, surtout, de ce qui n’est pas ainsi que notre personnalité propre.

1° reconnaître le problème, que c’est néfaste, consentir à agir, trouver du soutien (proches, professionnels)

2° agir. Démontrer la volonté de ne plus accepter un tel traitement et de nous montrer ferme. Une telle attitude provoquera une recrudescence des hostilités, le PN va se montrer sous son vrai jour, sans censure et sans habile manipulation. Fréquenter le moins possible l’oppresseur, ne pas réagir aux provocations, abstenez-vous de toutes explications. Ne pas tenter de se venger, ni de ‘’faire comprendre’’ à l’oppresseur, ni de l’affronter.
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MessagePosté le: Ven Sep 09, 2011 6:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nous apaiser d’abord

Etre sur la défensive ne fait que nous fragiliser davantage : ça nous rend dépendant de notre ennemi.

Les PN, ceux qui nous briment, le font par nos points faibles et nos failles qui découlent généralement de nos mécanismes de survie. Ces derniers sont souvent la conséquence de situations irrésolues du passé que nous tentons maintenant de résoudre avec de nouvelles personnes.

Pour prévenir le harcèlement psychologique il s’agit d’assainir notre intérieur bien plus que de prendre des mesures afin de contrer d’éventuels ennemis; ceux-ci se trouvent trop souvent en nous. Pour cela, il faut notamment comprendre et accepter nos faiblesses. Par ailleurs, il faut cerner les mécanismes qui nous poussent à accepter des situations et des relations qui sont nous néfastes. Cela dit nous pouvons changer en nous certains comportements, nous affranchir de certains mécanismes, mais la possibilité que nous soyons harcelés existe toujours. Toutefois, si nous nous considérons comme dignes de respect, comme des individus à part entière et de valeur, il est certainement moins plausible que nous acceptions de nous faire discréditer et malmener par un autre. Évidemment, agir en être libre ne va pas sans conséquences. Refuser des relations basées sur la domination implique qu’il est possible que nous devions renoncer à celles-ci : mettre fin à une relation familiale par exemple.

Il ne faut pas balayer de la main le fait que certains individus peuvent nous causer bien des dommages affectifs, bien que nous soyons parfaitement épanouis, mais quand nous sommes clairs et conséquents nous visons mieux avec nous-mêmes et avec les autres.
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MessagePosté le: Lun Sep 12, 2011 12:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le droit à l’existence

Nous accepter, exister dans toute notre singularité, n’est-ce pas ce que nous pouvons nous offrir de mieux ? Accepter les autres et leur liberté, leurs idées et ce qu’ils sont, n’est-ce pas ce que nous pouvons offrir de mieux aux gens que nous côtoyons ?

Malheureusement, nous sommes obnubilés trop souvent par cette quête pernicieuse de nous faire aimer, de nous faire accepter. Plutôt que de consentir au fait que nous avons besoin d’être aimés pour ce que nous sommes, nous tentons constamment de créer un effet chez les autres. Ce que nous recherchons c’est le regard des autres, admiration, importance, pitié, valeur.

- consentir à exister avec nos différences, occuper notre place sans quémander et sans nous imposer
- le droit à l’existence est en nous, mais nous devons nous le concéder inconditionnellement. Ne luttons pas avec nos manques et nos faiblesses.

Si notre droit à l’existence est bafoué, notre dignité, notre intimité, nos particularités le sont tout autant. Si on ne respecte pas ce que nous sommes, il nous est impératif d’agir non pas dans le but de nous faire justice, mais pour notre bien-être.

- trouver de l’aide psychologique
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MessagePosté le: Mar Sep 20, 2011 7:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La connaissance de soi

Pour nous libérer des mauvais mécanismes de pensée, il faut les repérer, les comprendre.
Nous libérer de ce qui nous éloigne de nous, c’est nous faire face de l’intérieur, c’est oser regarder ce que nous redoutons le plus : notre moi, entassé sous un tas de connaissances, de conditionnements et de mécanismes de survie.

Ceux qui tentent de nous dominer le font par nos manques, nos failles. Est-ce qu’ils pourraient le faire si nous ne tentions pas de fuir nos faiblesses ?

Soyons maîtres de nos vies. Apprenons à nous connaître. Ne soyons pas esclaves de nos peurs, victimes de nos mécanismes de défense, comme le sont les agresseurs.
Saisissons les causes véritables de nos peurs, comprenons-les, assumons-les et enfin nous pourrons nous libérer.
- découverte de soi sans nous condamner ni nous juger
- acceptation de nous-mêmes, des autres et de notre environnement
- nous connaître dans notre relation aux autres

Saisir et accepter le Réel
Nous n’avons tendance à voir que ce qui nous arrange bien. Nous concevons fréquemment la réalité en fonction de notre expérience antérieure et de notre vision du monde.
Plutôt que d’accepter la réalité d’un fait, nous avons tendance à le supposer, à le percevoir par le filtre de nos idées ou de nos conceptions. La peur peut aussi nous conduire à ne voir que ce qui correspond à notre vision et à rejeter ce qui la contredit.

En cas de harcèlement :

Il faut saisir la réalité, dans ce cas, c’est a priori accepter la vérité de la situation; il ne saurait être question de nier les faits ni de les exagérer d’ailleurs. Pour y voir clair, il faut savoir prendre du recul, examiner les faits et non nous laisser porter par nos émotions; savoir démêler nos impressions des faits véritables. Il ne s’agit pas de nier ou d’étouffer nos émotions, mais plutôt de les vivre au moment approprié. Dès que nous avons pris conscience de la situation avec objectivité, il faut agir en fonction de ce qui nous semble juste pour nous.
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MessagePosté le: Ven Sep 30, 2011 8:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La connaissance de soi

Pour nous libérer des mauvais mécanismes de pensée, il faut les repérer, les comprendre.
Nous libérer de ce qui nous éloigne de nous, c’est nous faire face de l’intérieur, c’est oser regarder ce que nous redoutons le plus : notre moi, entassé sous un tas de connaissances, de conditionnements et de mécanismes de survie.

Ceux qui tentent de nous dominer le font par nos manques, nos failles. Est-ce qu’ils pourraient le faire si nous ne tentions pas de fuir nos faiblesses ?

Soyons maîtres de nos vies. Apprenons à nous connaître. Ne soyons pas esclaves de nos peurs, victimes de nos mécanismes de défense, comme le sont les agresseurs.
Saisissons les causes véritables de nos peurs, comprenons-les, assumons-les et enfin nous pourrons nous libérer.
- découverte de soi sans nous condamner ni nous juger
- acceptation de nous-mêmes, des autres et de notre environnement
- nous connaître dans notre relation aux autres

Saisir et accepter le Réel

Nous n’avons tendance à ne voir que ce qui nous arrange bien. Nous concevons fréquemment la réalité en fonction de notre expérience antérieure et de notre vision du monde.
Plutôt que d’accepter la réalité d’un fait, nous avons tendance à le supposer, à le percevoir par le filtre de nos idées ou de nos conceptions. La peur peut aussi nous conduire à ne voir que ce qui correspond à notre vision et à rejeter ce qui la contredit.

En cas de harcèlement :

Il faut saisir la réalité; dans ce cas, c’est a priori accepter la vérité de la situation; il ne saurait être question de nier les faits ni de les exagérer d’ailleurs. Pour y voir clair, il faut savoir prendre du recul, examiner les faits et non nous laisser porter par nos émotions; il faut savoir démêler nos impressions des faits véritables. Il ne s’agit pas de nier ou d’étouffer nos émotions, mais plutôt de les vivre au moment approprié. Dès que nous avons pris conscience de la situation avec objectivité, il faut agir en fonction de ce qui nous semble juste pour nous.


Nous assumer :

Si nous nous assumons complètement, nous craignons bien moins ce qui peut se passer ou pas, ce que nous pouvons ressentir ou pas. Conscient de nos forces et de nos faiblesses, nous sommes en mesure de discerner ce que nous pouvons changer de ce que nous ne pouvons pas, ou encore ce qui dépasse nos limites ou notre champ d’action. Nous devons également assumer nos actes, nos choix et nos décisions, ainsi que nos relations avec les autres. Or, non seulement devrons-nous nous responsabiliser, nous prendre en charge mais aussi voir à notre satisfaction et à notre bien-être.

D’autre part, il nous faut accepter que ce nous sommes puisse déplaire aux autres, que certains puissent nous rejeter ou nous ignorer. Toutefois, nous n’avons pas à accepter qu’on nous juge, qu’on nous critique sans raison ou qu’on abuse de nous. Si cela se produit. Nous devons nous respecter et le faire savoir à la personne concernée, faire comprendre à l’autre que de tels comportements nous blessent et que nous ne désirons pas le subir à nouveau; ainsi ce sera limpide pour les deux. Par contre, si l’autre devient véritablement opprimant, en ce sens qu’il continue à contrevenir à ce que nous sommes, nous devons alors décider si nous tenons à poursuivre une telle relation.

Si nous estimons être en relation avec un individu ''toxique'', il faut nous demander pourquoi nous entretenons des rapports avec lui. Il faut accepter le fait que les autres ne sont pas là pour combler nos besoins ni pour assurer notre bien-être. Au contraire, nous devons accepter leur liberté propre et interagir avec eux comme s'ils s'assumaient complètement.

Extrait de :
Se défendre du harcèlement moral, par David S. Thibodeau
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